Cette question revient souvent : « Comment enlever la sorcellerie sur une personne ? » Lorsqu’une personne pense subir une influence occulte, elle cherche généralement une solution rapide, mais toutes les situations que l’on appelle « sorcellerie » ne sont pas identiques.
La réponse directe est donc la suivante : dans les traditions spirituelles, on ne commence normalement pas par appliquer la même recette à tout le monde. On cherche d’abord à déterminer ce qui est supposé agir sur la personne, puis on choisit la pratique traditionnelle adaptée : prière, douas, protection, purification ou, selon certaines traditions, un travail rituel plus spécifique.
Si tu veux aller plus loin dans cette démarche, tu peux commencer par la Consultation du Fâ en ligne, notamment lorsque tu souhaites obtenir une orientation à partir du Fâ. Pour une démarche spécifiquement maraboutique, tu peux également consulter un Grand Maître marabout du Bénin. Et pour les situations qui nécessitent selon moi une intervention traditionnelle plus approfondie, j’explique également ma démarche sur Travaux occultes sérieux.
Pourquoi je déconseille de commencer par une recette trouvée sur Internet
Je vois régulièrement des personnes qui ont essayé successivement le sel, les bains, les bougies, les plantes, les encens ou différentes prières trouvées sur les réseaux sociaux.
Le problème n’est pas nécessairement l’existence de ces pratiques dans certaines traditions. Le problème est de croire qu’une même recette convient automatiquement à toutes les situations.
Dans le langage courant, une personne peut appeler « sorcellerie » des choses très différentes : mauvais œil, envoûtement, malédiction, attaque spirituelle, blocage, jalousie ou simplement une série de difficultés.
Dans ma pratique, je préfère donc chercher à comprendre avant de prescrire.
C’est particulièrement important lorsqu’une personne me dit :
« J’ai déjà fait plusieurs rituels, mais rien ne change. »
À ce moment-là, je ne trouve pas sérieux de lui proposer immédiatement une nouvelle recette sans revenir sur son histoire.
Comment je regarde cette question dans ma propre pratique
Je suis Mio Kadajavi, prêtre du Fâ, féticheur et dignitaire Vodun au Bénin.
Mon parcours est particulier parce que j’ai étudié différentes traditions.
Dans mon adolescence à Cotonou, j’ai notamment suivi l’étude coranique à la mosquée de Zongo auprès du Cheikh Mustapha. J’y ai étudié notamment les écritures coraniques, le zikre et certaines règles liées au maraboutage.
Après mon retour chez mon grand-père en 2001, j’ai continué mon parcours et mes recherches dans les traditions que je pratique aujourd’hui.
Cette expérience m’a surtout appris une chose : il ne faut pas confondre toutes les pratiques spirituelles.
Dans le maraboutage islamique, par exemple, certaines personnes parlent de douas, de prières et de pratiques halal, tandis que d’autres pratiques peuvent être considérées comme haram selon les principes religieux qu’elles revendiquent.
Le Vodun possède quant à lui ses propres traditions, ses propres symboles et ses propres façons d’aborder les questions de protection et d’influence spirituelle.
C’est pourquoi je ne présente pas une recette trouvée sur Internet comme une solution universelle.
Alors, que peut-on faire lorsqu’on pense être victime de sorcellerie ?
Je distingue généralement plusieurs niveaux.
1. Comprendre la situation
Avant toute chose, je demande à la personne ce qui lui fait penser qu’il y a un problème spirituel.
Depuis quand cela dure-t-il ?
Qu’est-ce qui s’est passé avant ?
La personne a-t-elle déjà consulté quelqu’un ?
A-t-elle déjà effectué des rituels ?
Quels changements a-t-elle réellement observés ?
Ces questions sont importantes parce qu’elles permettent d’éviter de transformer chaque difficulté de la vie en problème occulte.
2. Chercher une orientation traditionnelle
Lorsque la personne souhaite rester dans une démarche traditionnelle, une consultation peut constituer une première étape.
Dans ma tradition, le Fâ peut notamment être utilisé comme outil de consultation et d’orientation.
C’est précisément la raison pour laquelle je préfère parfois orienter quelqu’un vers une consultation du Fâ plutôt que de lui vendre immédiatement un travail.
3. Choisir ensuite la démarche
Selon la tradition, les croyances de la personne et ce qui ressort de la consultation, différentes pratiques peuvent être envisagées : prières, douas, protections, purification ou autres cérémonies traditionnelles.
Je fais toutefois une distinction importante entre une pratique spirituelle traditionnelle et une promesse commerciale.
Personne de sérieux ne devrait garantir à quelqu’un qu’une cérémonie produira automatiquement un résultat précis dans un délai de 24 ou 48 heures.
Et si plusieurs personnes ont déjà essayé de « retirer » la sorcellerie ?
C’est une situation que je prends particulièrement au sérieux.
Lorsqu’une personne me dit qu’elle a déjà payé plusieurs personnes, réalisé plusieurs rituels et qu’on lui demande encore de payer pour une nouvelle cérémonie parce que « le travail précédent était trop faible », je préfère reprendre les choses depuis le début.
Il faut parfois savoir arrêter l’accumulation de pratiques.
Une personne qui consulte n’est pas simplement quelqu’un à qui il faut vendre un rituel.
Elle vient avec une histoire, des inquiétudes et parfois plusieurs expériences malheureuses derrière elle.
C’est aussi pour cette raison que j’encourage les lecteurs à prendre le temps de vérifier qui ils consultent, quelle tradition cette personne pratique réellement et ce qu’elle affirme pouvoir faire.
Pour aller plus loin
Si ta question est simplement de comprendre ce qu’est le Fâ et comment une consultation peut orienter une situation, commence par Consultation du Fâ en ligne.
Si tu recherches spécifiquement un accompagnement maraboutique au Bénin, consulte Maître marabout du Bénin.
Et si ta recherche concerne plutôt une intervention occulte traditionnelle plus poussée, tu peux lire ma page Travaux occultes sérieux.
L’objectif de ce satellite n’est pas de te faire croire qu’une recette universelle permet de tout résoudre. Il est de t’aider à comprendre pourquoi la première étape consiste à identifier correctement le problème avant de choisir une pratique.
Important : les explications concernant la sorcellerie, le Vodun, le maraboutage et les pratiques spirituelles relèvent de traditions et de croyances. Elles ne constituent pas des faits scientifiquement établis. Si tu présentes des symptômes physiques ou psychologiques, ou si tu es en danger, il est important de rechercher également l’aide professionnelle appropriée.